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EN ROUTE VERS

LE PROJET «VERT» DE BERNARD FORTIN
Par Isabelle Boucher


Lorsqu’il n’est pas sur un plateau de tournage, sur les planches ou en doublage, Bernard Fortin se rend dans les Cantons de l’Est, là où il est l’heureux propriétaire d’une maison de campagne située sur une terre de 200 acres, achetée en 1998. C’est là, sur cette terre, qu’il souhaite réaliser le projet qu’il caresse depuis un moment déjà...

LE DÉBUT DE L’AVENTURE
Calme, bien-être, enchantement… voilà ce que l’on ressent lorsque l’on arrive à la maison de campagne de Bernard Fortin. Bernard et sa conjointe ont cherché un terrain dans les Cantons de l’Est pendant environ deux ans avant de dénicher le bon. Ils aiment tout de la région : sa proximité, ses paysages, sa quiétude. En allant voir ce terrain, Bernard croyait se limiter aux 120 acres tout d’abord proposés, mais après avoir marché sur la terre, s’être arrêté pour admirer la vue, s’en être imprégné, il a décidé d’acheter… les 200 acres, soit la totalité du terrain ! « Je ne cherchais pas un terrain si grand, mais c’était tout simplement parfait », dit-il.

Lorsqu’ils ont acheté ce terrain, l’idée première était d’y construire une maison, malgré le fait qu’il y en avait déjà une en place, alors plutôt mal en point. En fait, cette maison était en si mauvais état qu’initialement ils ne la considéraient même pas comme faisant partie du projet; son état ne pouvait laisser supposer qu’il serait question de la remettre sur pied. C’est pourtant ce que Bernard et sa conjointe ont convenu de faire, ne pouvant se résigner à détruire cette habitation.

Ils ont donc décidé de redonner vie à cette maison, qui a aujourd’hui les allures d’une maison de campagne invitante et chaleureuse. Un vrai petit bijou ! Bien qu’elle fasse le bonheur de ses propriétaires, elle sera éventuellement une maison parfaite pour recevoir les enfants, les amis ou pour réaliser l’un des nombreux projets du couple, car le comédien et sa conjointe ont en eux un autre rêve : la construction d’une maison qui répond entièrement à leurs besoins et à leur souci de l’environnement. « Ce que je veux pardessus tout, c’est une maison saine qui se fond dans ce magnifique décor, une demeure qui s’intègre à merveille au paysage », affirme Bernard Fortin.

Il faut dire que le comédien n’en est pas à son premier projet. Il a d’ailleurs confié un important projet de rénovation pour sa propriété située en Montérégie à l’entrepreneur Jules Morin, des Habitations Jules Morin.

UNE ATTITUDE ÉCORESPONSABLE
Nul doute, le comédien est préoccupé par la préservation de l’environnement. Il fait attention à ne pas gaspiller l’eau, à minimiser l’éclairage, à récupérer... « J’essaie de ne pas dépenser et de ne pas gaspiller inutilement; ça aussi, c’est une forme de "vert". Il est important de prendre de bonnes habitudes, de conscientiser les gens à la surconsommation également. Ce n’est pas nécessaire de prendre sa douche pendant une demiheure ! »

L’économie locale est importante. « Il faut acheter localement pour assurer la survie de la petite ville ou du village où l’on a choisi d’habiter. La consommation est tellement facile de nos jours. On développe n’importe quel produit et du même coup, le goût des individus pour acheter et consommer. On leur crée des besoins. »

LES PRIORITÉS
La priorité numéro un en ce qui concerne cette future maison, c’est l’intégration. Pas question de détruire le paysage. Cette maison devra être en symbiose avec la nature qui l’entoure. De plus, une fois à l’intérieur de sa maison, le comédien veut avoir l’impression d’être à l’extérieur, de profiter de la vue, au chaud et à l’abri, grâce à une fenestration abondante. « Je veux une maison pour aller jouer dehors ! Je veux avoir accès à la nature. Je veux entretenir la forêt et protéger le ruisseau pour pouvoir en profiter longtemps », confie-t-il.

L’autre priorité, c’est de bâtir une maison pas trop grande, mais de qualité. Pas besoin d’une maison où il y a des espaces non utilisés. Ça aussi, c’est une forme d’économie et de souci d’environnement. Une maison simple, épurée. Un étage, peut-être deux sur une partie de la maison, pour l’économie, mais aussi par souci d’intégration, pour ne pas qu’on la voit ou du moins, pas trop.

UNE MAISON VERT PÂLE… OU FONCÉ?
Bien des aspects doivent être pris en considération avant de débuter la construction d’une maison. Bernard Fortin a profité de sa rencontre avec André Gagné, directeur du Service technique de l’APCHQ depuis plus de vingt ans, pour lui demander de bons conseils. « Par exemple, explique André Gagné, je recommande aux gens qui achètent un terrain en campagne de commencer par faire creuser le puits. Si en creusant on s’aperçoit qu’il n’y a pas d’eau, l’investissement est beaucoup moins important que si l’on a déjà construit la maison. »

Il faut aussi que cette maison soit facile d’entretien.
«Je veux que ma maison facilite mes habitudes de vie, sans toutefois me créer de contraintes. J’ai même pensé avoir une petite serre pour cultiver à l’année et pourquoi pas des chèvres pour entretenir le gazon », lance Bernard Fortin. Le comédien souhaiterait être en partie autonome, tout en misant sur le gros bon sens. Pas question de retourner en arrière ! Il veut une maison « verte » certes, mais moderne.

Reste également à déterminer la teinte de vert de cette maison. « Le terme " maison verte " est très large, il faut donc savoir vers quelles avenues nous avons envie d’aller : économie d’eau ou d’électricité, énergie solaire, enveloppe performante… Les possibilités sont infinies », explique André Gagné.

DU RÊVE À LA RÉALITÉ
À quand la réalisation de ce projet ? Dans environ trois ans, peut-être moins, peut-être plus. Le comédien n’a pas de plan fixe. Chose certaine, ce ne sont pas les idées qui manquent. Pour le moment, l’important pour Bernard Fortin, c’est d’établir ses besoins, ses priorités. De là, il sera en mesure de se faire construire une maison dont on se sert intelligemment, pour se faciliter la vie de façon… intelligente !

« On se voit là heureux, on en parle, parce que ça nous "connecte ". On ne possède pas cette terre-là, c’est elle qui nous possède. On emprunte le lieu, et on est là de passage simplement. On respecte cet endroit. J’espère que ceux qui nous suivront le respecteront aussi et prendront conscience des gestes que nous aurons posés », conclut-il.

Source : Le Répertoire de la maison neuve et de la rénovation au Québec 2008 - APCHQ

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